26 juin 2026
Mettre INSC.app en couveuse

Il y a 10 ans, je sollicitais pour la première fois la couveuse d'entreprise SOLEN Angel pour poursuivre une activité de dépannage informatique à domicile.
On s'était manqués de très peu deux ans auparavant, quand nous avions fondé la SCOP Gamesberry. Quelques mois après, j'ai eu une opportunité en salariat que j'ai décidé de saisir.
La seconde fois, c'était en 2020. Cette fois-ci, ils m'ont accueilli pour un projet qui était déjà une forme de préfiguration de celui d'aujourd'hui. La différence notable, c'est que j'en étais seulement à l'idée de la chose. C'est donc plutôt en mode incubateur que j'y suis entré.
Encore une fois, une nouvelle opportunité — de formation cette fois-ci — s'est présentée. Je l'ai aussi saisie.
Et nous voici en 2026.
Troisième round.
Aux origines...
Quelques mois avant la fin de l'aventure Gamesberry, on a essayé de pivoter, comme on dit.
Nous avions travaillé sur des outils pour gérer un jeu web géolocalisé et multijoueur, et le scénario prévu à l'époque cherchait déjà à s'ancrer sur le territoire vierzonnais, étendu au Berry. Ce faisant, nous nous étions documentés sur ce sur quoi nous pourrions nous appuyer dans le patrimoine local. La conclusion était que Vierzon n'était bien évidemment pas un lieu de villégiature de premier choix.
Pas qu'il n'y ait pas d'Histoire.
Non.
C'est surtout qu'il n'y avait pas de narratif évident pour accompagner ça.
En comparaison de Bourges, avec son centre-ville, ses maisons à colombage et son patrimoine lié à la grande histoire de France, le challenge n'est pas le même quand il s'agit de promotion du territoire.
Il se trouvait qu'avec nos outils, nous pensions pouvoir proposer quelque chose en la matière. Nous n'avons pas survécu assez longtemps pour tester l'hypothèse.
Depuis, les applications d'escape game outdoor se sont installées dans le paysage.
INSC.app
Et c'est là que mon projet actuel se pose en héritier spirituel de la première tentative.
À l’époque, nous étions innovants sur deux axes : l'offre en elle-même et les outils que nous avons tenté de produire.
Si l'offre n'est plus aussi innovante qu'il y a dix ans, le fait de réfléchir ma chaîne de production et mes outils bien en amont reste à mon avis une force. J'y reviendrai dans un prochain billet.
Or donc, INSC.app. Kesako ?
Derrière ce nom a priori barbare, il y a quelques significations.
Tout d'abord, prononcez cela "inscape". Comme "escape", mais à l'envers.
(Curieux hasard, non ? 🤔)
Et puis, manifestement, on a "INSC" d'un côté et "app" de l'autre.
"app", bah parce que c'est une app qui vise à en produire d'autres.
INSC, c'est plus délicat. On inspire profondément et on se lance : "Idéation et narration au service des contextes". Ouf.
En gros, la proposition est de proposer des solutions si possible originales mais surtout ancrées dans le contexte qu'elles visent à promouvoir ou à médiatiser.
Autrement dit : trouver des idées, raconter quelque chose, mais ne pas oublier pourquoi ni pour qui on le fait.
(Alors en vrai, au départ, j'ai fait un logo avec le mot "Inscape". Ça me plaisait bien. Mais je cherchais un nom de domaine pas trop long. Le reste, c'est de la rationalisation 🤓)
Un cap à franchir
La base du projet, c'était de me créer un outil sur mesure.
Maintenant, je dois me projeter dans la suite : démontrer ce que je peux faire et trouver mes premiers clients.
Je ne vais pas prétendre que je n'ai pas gardé un œil sur tout ce qui serait commercialisation durant le développement, mais ce n'était pas non plus ma boussole.
Je savais qu'il fallait que je réfléchisse le parcours client et que j’en intègre les contraintes au fur et à mesure.
C'est une étape que j'ai toujours reculée le plus possible dans mes projets jusqu'à présent. Je connais des personnes qui arrivent à (se) vendre avec force conviction et moult promesses et qui se demandent ensuite comment elles vont faire une fois la vente conclue. Et en plus, elles y arrivent les bougresses.
Bon.
Je n'en suis pas là et je n'ai même pas envie d'y aller.
En conséquence, d’abord je suis sûr de moi et de ce que je propose, et ensuite j’y vais.
Mais la carte n’étant pas le territoire, ce n’est pas parce qu’on connaît la destination qu’on a de facto la bonne route pour y aller.
SOLEN Angel
J'avais plusieurs besoins.
D'abord, j'avais besoin d'un statut juridique.
Et puis aussi, qu'on m'accompagne sur la partie "réseau".
De plus, sur un troisième essai, c'était aussi une histoire de bain de confiance.
Enfin, comme je ne sais pas encore exactement quelle forme prendra INSC.app dans quelques mois, c'est une période de maturation bienvenue : une activité de prestations ? Une plateforme ? Des expériences auto-éditées ? Un mélange un peu hybride de tout ça ?
Probablement un mélange, justement.
Mais l’entrée en couveuse donne un cadre pour avancer sans tout figer trop vite. Elle permet de tester, d’ajuster, de se tromper à taille humaine, et peut-être surtout de ne pas rester seul face au projet.
Donc voilà : INSC.app est en couveuse.
Moralité : dans un escape game, on vous enferme dans une salle et vous devez en sortir.
Dans un inscape game, vous partez vous balader pour découvrir ce qu’il y a à l’intérieur.
Et toc.