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6 avril 2025

Complexe ? Tant mieux 🤯

Complexe ? Tant mieux 🤯

(republication LinkedIn)

Mon flux LinkedIn me régale (me gave un peu aussi 😅) de posts du style : « c’est moi / ma techno / ma spécialité la plus forte du game », « cette techno est morte, mais non je plaisante »...
Tiens, le dernier en date : « Le front-end, c’est complexe : y a plein de techno différentes, plein de trucs à considérer, etc. »
Ouaip. C’est vrai.
Mais c’est vrai aussi du back-end. Et de tout un tas d’autres domaines 🤷‍♂️

Surtout dès qu’il y a de l’humain dans la boucle — avec ses paradoxes, ses bizarreries, ses contradictions joyeuses 🤹‍♀️

Et puis, on oublie souvent : ce sont des humains qui conçoivent les outils. Et là, un autre paradoxe surgit : on veut de la simplicité avec des systèmes créés par des êtres foncièrement contradictoires. Alors, vous pensiez vraiment que ça pouvait se passer simplement ?

Ah, la simplicité… Parlons-en, tiens.
Pas une journée sans tomber sur un post/poncif du style : « La vraie complexité, c’est de faire simple. »
Oui, mais encore faut-il ne pas confondre simple et simpliste.
Un produit « simple » à l’arrivée est souvent le fruit d’un processus complexe : un long travail de distillation, où l’on filtre le bruit, trie, déconstruit, peaufine… jusqu’à en capturer l’essence 🍃
En parlant de simplisme, une tendance m’interpelle tout particulièrement. Je m'interroge très fort sur les SaaS publiés dans des temps record. La philosophie ? « Tester, itérer, balancer un truc… tant que ça cashe ». Être prompt à prompter, c’est bien. Mais à force, sur le long terme, ça pourrait bien rendre les clients frileux.🤨

Complexe & complexé.e.s
À force de lire ce genre de posts, on finit par se demander si certains auteurs ne cherchent pas juste à affirmer leur légitimité dans un univers en perpétuelle évolution. Cela peut se comprendre, mais franchement, c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose (et c'est presque aussi pénible que les bruits de moteurs 🛩️🏍️🚗). Je dois aussi admettre que c'est un peu démoralisant : cette ambiance permanente de « verre à moitié vide » finit par peser.
À l’époque où j’ai entamé mes études de dev, j’ai opté pour le JS : une courbe d’apprentissage raisonnable et une bonne dose de polyvalence. Je n’ai pas choisi l’outil parfait et je ne prétends même pas en être un grand expert, mais c'est celui qui me permet d’avancer. Et c’est déjà pas mal.
Au fond, c’est peut-être ça, ma vraie spécialité : composer avec ce que j’ai sous la main, avec curiosité et (plus ou moins de) lucidité.

Heureusement que c’est complexe, d’ailleurs 🙃
Ça justifie un peu la raison d’être d’un dev, voire, soyons fous, d’un humain. (Oui, il est possible que je fasse allusion à la place des IA 🤖 dans les processus créatifs).

La complexité ne devrait pas être une excuse. Ni un épouvantail. Juste un rappel qu’on fait un métier… profondément humain. Enfin… moi, ce que j’en dis, hein 😉

(Et hop, je dépose ça là. Les commentaires sont ouverts, faites-vous plaisir 👇)

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