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16 avril 2025

🧠 8 mois avec l'IA : retour d’expĂ©rience sans poudre de perlimpinpin

🧠 8 mois avec l'IA : retour d’expĂ©rience sans poudre de perlimpinpin

(republication LinkedIn)

Cela fait un peu plus de 8 mois que j’utilise quasi quotidiennement les IA gĂ©nĂ©ratives. C’est un bon moment pour faire un point sur cette nouvelle vie d’assistanat numĂ©rique.

Je n’ai pas tout testĂ©, loin de lĂ . Les solutions pullulent, les concepts techniques sont complexes, et je ne prĂ©tends Ă  aucune expertise. Ce qui suit, c’est juste un tĂ©moignage : une connaissance empirique, en contexte.


đŸ’» Il y a coder, vibe coder
 et coder avec l’IA

Ces derniĂšres semaines, j’ai surtout explorĂ© l’usage de l’IA pour le code. J’ai testĂ© Copilot, CodeGPT, TabbyML, Cursor, Windsurf


👉 Les outils qui gĂ©nĂšrent une app complĂšte Ă  partir d’un prompt ? Bluffants, oui. Utiles ? Bof. Si je suis infoutu de comprendre ce que ça pond, c’est non. PassĂ© le waouh effect, il y a beaucoup de boulot pour en faire quelque chose.

👉 Cursor, en revanche, a changĂ© la donne. Karmyc Core (mon projet en cours de packaging) n’aurait jamais vu le jour aussi rapidement sans lui. Retro-engineering, documentation, dĂ©veloppement, debug
 Cursor sait tout faire. Mais pas tout seul. Et certainement pas en autopilote.

Je suis peut-ĂȘtre une triple buse, mais si je ne surveille pas ce que fait l’IA, ça tourne vite au carnage. Je reste Ă©bahi devant ceux qui "vibe-codent" et tombent sur un rĂ©sultat nickel. Soit ils sont trĂšs bons, soit leur besoin est simple, soit le rĂ©sultat est bancal quelque part. Ou alors je suis un bac Ă  douche.

Ou bien
 j’ai directement expĂ©rimentĂ© un cas limite. Et dans ce cas, malgrĂ© les moods du moment : le mĂ©tier de dĂ©veloppeur a encore de beaux jours devant lui.

Bref : l’IA en dĂ©veloppement, c’est un grand OUI.


🎹 J’aurais vouluuu ĂȘtre un artiiiiste


 mais c’est pas avec l’IA que ça se fera.

J’ai testĂ© Midjourney, ChatGPT, Krita Diffusion
 Et spoiler : obtenir un rendu propre, maĂźtrisĂ© et modifiable, c’est la croix et la banniĂšre.

💈 ChatGPT n’a rĂ©ussi Ă  me faire une barbe sans moustache qu’une seule fois (et mĂȘme pas pour l'illustration du prĂ©sent article)
 et c’était mĂȘme pas dans mon prompt. Les "starter packs" ? Aucune version convaincante. Oui, tu peux gĂ©nĂ©rer quelque chose de bluffant en quelques minutes
 si tu ne chipotes pas. Mais dĂšs que tu veux modifier : bon courage. Tu perds vite plus de temps que si tu faisais ça Ă  la main.

Bref : l’IA en graphisme, c’est un OUI
 MAIS.


✍ Écriture & traitement de l’information : la zone Ă  haut risque

J’ai testĂ© Claude, ChatGPT, Voltaire
 et clairement, c’est puissant. Réécriture, brainstorming, emojification, corrections, suggestions : mon super assistant est toujours lĂ .

⚠ Mais attention : les rĂ©ponses sont livrĂ©es avec un aplomb dĂ©concertant. C’est si simple de tout prendre pour argent comptant, de lui laisser les clĂ©s. Et lĂ , ça devient dangereux.

Aujourd’hui, tout ce que je produis passe par l’IA. Mais rien n’est gĂ©nĂ©rĂ© intĂ©gralement par elle. Je commence sur tablette e-ink, stylet Ă  la main. Je ne gagne pas forcĂ©ment du temps. Mais en qualitĂ© de production finale, c’est indiscutable.

Bref : l’IA pour Ă©crire, un immense OUI
 avec un non moins immense ATTENTION.


đŸȘž Miroir mental

Un bénéfice inattendu. En bossant sur mon outil de gestion de CV (tiens, profitons en pour le baptiser, appelons le CURRY), je me suis beaucoup appuyé sur ChatGPT pour relire mes CV et compiler diverses informations. Et petit à petit, à travers nos échanges, cela a mis en lumiÚre des schémas récurrents, des qualités, des défauts aussi.

Bref, c’est trĂšs spĂ©cifique Ă  mon expĂ©rience, mais c’est trĂšs intĂ©ressant.


🧬 Digital shapeshifter

Être polyvalent, pour moi, c'est Ă  la fois un Ă©tat d’esprit et un processus. J’étais Ă  un endroit, Ă  un moment donnĂ©, avec une tĂąche Ă  faire : je l’ai faite, ou j'ai progressĂ© en essayant. Je n’ai jamais dit : "non, c’est pas mon travail".

Mais changer de matiÚre, de domaine, [me] demande un temps de switch. Il faut réinstaller les automatismes, retrouver les bons chemins neuronaux, j'imagine.

Et là, l’IA m’a surpris : ce temps est devenu quasi nul dans certains cas. Sans doute parce qu’elle facilite les premiers pas. Parce qu’on n’a plus besoin de tout "rebrancher", juste à se laisser entraüner.


🧭 IA : y aller, ou y aller

On peut en dĂ©battre Ă  l’infini : productivitĂ©, Ă©thique, skills, tendances
 Mais une chose est sĂ»re : il n’y aura pas de marche arriĂšre.

L’informatique a toujours accĂ©lĂ©rĂ© les choses. Avec l’IA, on a dĂ©couvert qu’on pouvait pousser le potard au-delĂ  du curseur max (et encore, attendons de croiser ça avec les ordinateurs quantiques, si ce n’est dĂ©jĂ  pas en cours, pour rigoler).

Le pire est dĂ©jĂ  annoncĂ©, et, comme Thanos, inĂ©luctable probablement. Le meilleur, on doit le construire. Et entre les deux, il n’y a qu’un seul choix : apprendre Ă  utiliser l’IA, aujourd’hui. Et apprendre Ă  s’en passer, demain.

🚜Maintenant, excusez-moi. Je vais demander Ă  mon fĂ©lin ballonnĂ© prĂ©fĂ©rĂ© comment faire pousser des patates.

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